Le jour de l'année auquel je tourne principalement le dos : Le 18 Juillet.
Date de ma naissance, ou bien date, en gros, où je suis sorti d'un trou comme tout le monde, pour faire plus simple.
Pourquoi ne pas aimer ?
Mais pour toutes les raisons du monde, en vérité.
Tout commence à minuit pile, une foule d'amis et de gens disparus se jettent sur leur portable pour être les premiers à dire la phrase fatale : " Joyeux anniversaire ! "
Bien sûr, en retour, ils ont un " Merci c'est gentil " ou bien rien du tout.
Mais pourquoi tant de compétition pour un anniversaire ?
En fait, c'est pour que le jour de leur anniversaire à eux, ils reçoivent plein de " Joyeux anniversaire ! " aussi.
Rien que ça... Quel égocentrisme...
Ou alors il y en a qui pensent faire plaisir.
Moi je n'aime pas.
Il se peut que pendant une année, une personne ne me parle pas, et alors le jour de mon anniversaire, il me déballera sa vie de " A à Z "
En plus, anniversaire rime forcément avec cadeaux.
Allons, qui ne s'est jamais mis en quatre pour acheter un cadeau ?
Et le cadeau collectif, pour que tout le monde soit d'accord ?
Et toujours le manque de sous aussi !
Bon, le cadeau n'est qu'une parenthèse.
Ensuite, arrive le jour où tu veux organiser une fête phénoménale ( qui tombe toujours à l'eau )
Mais la crème de la crème, la cerise sur le gâteau ( et c'est le cas de le dire ) c'est...
Les bougies, le gâteau, et bien sûr, la chanson qui va avec !
Description du gâteau : de qualité auchanienne, un goût de fraise chimique et un dessus plastifié rose bonbon.
J'exagère un peu, ceci est un des résultats d'une mauvaise aventure.
Description des bougies : petits batônnets droits inflammables, qui s'éteignent quand il ne faut pas, ou qui se rallument quand il ne faut pas.
Description de la chanson : plutôt répétitive, sauf le moment où tu entends ton prénom il y a une légère intonation, mais après, ça rechute direct.
Imaginez ces trois conditions, mais ensemble !
Rajoutez encore l'honnêteté dont les gens font preuve lors de la chanson ( ironie, bien sûr )
On trouve toujours qu'ils chantent mal, et quand on regarde leur gueule on a toujours envie de les tarter.
Mais au lieu de sortir de nos gongs, on se retient et on esquisse un magnifique sourire forcé qui en dit long.
Voilà, c'est qu'est un anniversaire.
Et le lendemain, plus personne, rien du tout, la déprime quoi.